Oxford : la musique classique jugée trop « blanche » et « colonialiste »

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Il est apparu le 30 mars dans les pages du journal britannique du Telegraph, que certaines disciplines musicales étaient sur le point d’être modifiées à l’Université d’Oxford. Cette décision a été prise suite à des critiques qui dénoncent la trop grande importance accordée à la musique blanche. Cette grande université britannique prévoit inclure prochainement dans le programme des musiques d’autres horizons.

Une révolution musicale

Certains professeurs s’insurgent contre le caractère monotone des cours de musiques enseignés à Oxford. Ils estiment qu’il y a des variétés musicales de part et d’autres du monde qui peuvent être explorées.

Sous pression, les décideurs ont tenu compte de ses plaintes et réfléchissent à des alternatives pour contenter tout le monde. Le Telegraph explique que ce haut lieu du savoir envisagerait de revoir les programmes de ses cours « trop reliés à la période coloniale ».

Les cours de piano initialement prévus en licence peuvent bien disparaître au profit de musique africaine. Aussi certains cours sur les compositeurs Schubert ou Guillaume de Machaut se verront substituer par des leçons sur la musique populaire.

Oxford se défend 

La plus vieille université britannique dénonce une exagération des faits. Elle soutient que le programme est en passe d’être enrichi et non transformé.

« Plutôt que chercher à amoindrir une « tradition d’excellence » dans les domaines de l’analyse critique, l’histoire et la représentation du champ artistique et musical occidental, il s’agit d’élargir l’offre proposée, d’explorer un champ plus large de musiques d’autres parties du globe, et d’introduire de nouveaux champs de réflexion autour de l’étude de la composition, de la psychologie et la sociologie de la musique, de l’éducation musicale et de la manière de conduire un orchestre » explique-t-elle.

Indignée par les gros titres qui annoncent une suppression des partitions, l’historienne de la musique Katherine Schofield déclare : « Je vous assure que la faculté d’Oxford continuera à enseigner Beethoven », « et toujours à travers des notes de musique ».